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Pôle écoconstruction “Terramair”

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mission base loi MOP
type construction neuve / réhabilitation
maître d’ouvrage conseil général du Gers
maître d’oeuvre Enzo Rosso architecte mandataire, CoCo architecture, Multi, Eric Bertand, Nicolas Ferre, Stéphane Viennois, Sibel Blot Tek, Terrel, Carte, Sylvie Assassin
date 2010
surface 2 200m²
prix 1M€ HT
lieu Auch (30)

L’extension Est

A l’élégance et au modelé de façade du château, nous avons choisi de répondre par un bâtiment, mono­lithique, minéral, profondément ancré dans le sol, mais toutefois judicieusement percé afin de faire rentrer de la lumière et de dégager des vues sur le paysage environnant.

Bâti en pierre, suivant la technique du gabion mettant en oeuvre un matériau écologique et recyclable, présent dans un faible rayon autour du site, ayant un impact environnemental proche de zéro. Nous avons aussi la possibilité de recycler des matériaux du site issus de la déconstruction du silo, qui après concassage et cri­blage pourront être réutilisés dans les gabions avec d’intéressants effets polychromiques en alternant par exemple des couches de pierre, béton et tuiles céramique.

Thermiquement la masse crée un décalage thermique de la façade, qui s’il n’entre pas en compte dans les calculs de références, génère un déphasage de la chaleur l’hiver ou de la fraicheur l’été accumulée par la façade en cours de journée.

Enfin, le gabion a cette allure changeante liée à celle du temps comme de l’ensoleillement… Crépitant le mat­in, rayonnant en journée, rougoyeant le soir, il saura accorder ses teintes à celles du château de la Hourre, notre inspiration.

L’extension Nord et l’orangerie

C’est le réseau viaire du projet, le lien qui permet de rattacher le bâti ancien à l’extension Est tout en assurant son rôle d’artère desservant l’ensemble des locaux pour les niveaux Rez de Jardin et Etage.

Typologiquement étroite, on l’imagine comme un plaquage accolé à la façade Nord, une nouvelle peau résultant de la mue du château. Membrane transparente, ce cocon enserre le bâtiment existant mais en laisse deviner le dessin, les modénatures de la façade ancienne entretenant une ambigüité entre ce que l’on voit et ce que l’on devine.

Elle est bâtie sur un principe de mur à colombage rempli de verre, avec des parties pleines destinées à recevoir des locaux techniques mais aussi pour se protéger des rayons de l’Ouest. Cette technique omni­présente dans les constructions éco-durables (maisons bois, ou béton chanvre, ou paille) est donc totalement connue, facile à mettre en oeuvre par des charpentiers locaux, relativement économique et permet d’utiliser des bois d’oeuvre locaux du fait de ses faibles sections.

Le dessin proposé est celui typique de la région auscitaine, fait de sections de bois fins , qui a grands coups de griffes obliques viennent animer un colombage vertical des plus réguliers.