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Centre psychiatrique adolescents et adultes

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mission base loi MOP+SIGN
type construction neuve
maître d’ouvrage Centre Hospitalier de Mayotte
maître d’oeuvre CoCo Architecture mandataire, GRZ architectes, Uni vert Durable, Intégrale Ingénierie, Sigma acoustique
date 2025-2028
surface 2254m²
prix 9,5M€ HT
lieu Pamandzi (97 – Mayotte)
programme service d’hospitalisation en psychiatrie conventionnelle pour adultes (22 lits) et adolescents (4 lits + 8 places en hôpital de jour).
statut en étude

Le projet de construction d’un service d’hospitalisation conventionnelle de psychiatrie sera implanté en extension du SSR actuel de Pamandzi, sur Petite Terre. Ce nouveau bâtiment doit améliorer les conditions d’accueil des patients en psychiatrie, augmenter la capacité du service, et permettre une séparation claire des unités adultes et enfants.

Pour répondre aux enjeux du programme, mais aussi aux contraintes du site, le bâtiment proposé vient s’implanter sur l’ensemble du site dédié au projet, créant en son cœur des patios qui prolongent les espaces de vie. Le bâtiment des adultes, en R+1, et celui des adolescents, de plain-pied, sont accolés l’un à l’autre. Chacun s’organise autour d’un patio généreux, planté et arboré. Deux enjeux majeurs ont guidé la conception du bâtiment : d’une part, favoriser le soin et le bien-être des patients, et d’autre part, faciliter et sécuriser le travail des soignants.

Tel un cloître aux formes arrondies, le bâtiment protège ses habitants des regards extérieurs, des nuisances du site, pour initier un espace propice à la reconstruction. Les jardins qui l’entourent et le composent forment un écrin qui met à distance les patients et offrent des lieux de ressourcement, de fraîcheur, d’apaisement des sens. Les formes adoucies, les matériaux et les couleurs participent à l’ambiance de repos qui est recherchée dans ce type d’établissement, où l’architecture est un support pour le soin.

En termes d’organisation, la présence centrale des patios en fait des lieux de vie privilégiés. Ils permettent une surveillance facilitée par le personnel, mais aussi une co-veillance, qui permet à chacun, par sa proximité et sa présence, d’intervenir rapidement pour gérer une situation. C’est aussi la possibilité d’avoir des circuits raccourcis, optimisés, qui bouclent. Conçus comme des lieux thérapeutiques à part entière, les patios offrent des espaces suspendus au sein d’une végétation duveteuse, pensés comme une « bulle » dédiée au soin et à l’apaisement. L’aménagement intérieur développe lui aussi un langage de formes douces et arrondies, qui se déclinent dans toutes les unités, depuis les grandes lignes de l’architecture jusqu’au mobilier. Ces courbes participent à créer un environnement apaisé pour le projet, elles répondent également aux enjeux de sécurité et de surveillance, en évitant les angles morts et les angles saillants.

L’écriture architecturale du bâtiment est marquée par des lignes horizontales fortes, constituées par les débords de toiture, les coursives et les casquettes de protection solaire. Le socle est composé de murs courbes en béton teinté. L’étage est en structure bois, surmonté d’une toiture en bac métallique. L’étagement des matériaux, les volumes découpés, les coloris et les textures sont pensées pour évoquer une échelle domestique, participant au bien-être des patients. Il s’agit de retrouver une échelle et un langage plus proche de la notion d’habitat par la réutilisation de codes de l’architecture traditionnelle.